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L'université en ligne de l'Association Universitaire de Coopération internationale (AUCI) est ouverte à tous ceux et celles, personnes, organisations, collectifs, qui souhaitent réfléchir, agir et se former dans tous les domaines liés à la Démocratie, à l'Education et au Développement (soutenable, durable, responsable, éthique…).
Vous trouverez en cliquant ci-dessous une présentation générale de son projet et de son organisation et de ses services
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Malgré les inégalités croissantes qui déchirent ce monde, au Nord comme au Sud, c'est pourtant sur une seule et même planète que nous vivons. A travers le monde, les jeunes où qu'ils soient, et quelles que soient leurs conditions de vie, n'en ont pas moins une générosité et un enthousiasme communs, sans frontières, qui les poussent à vouloir oeuvrer ensemble, pour un monde plus juste et solidaire.
Riche d'idées, et de dynamisme, le monde étudiant porte également de nombreuses interrogations concernant la solidaritinternationale... C'est pour répondre aux besoins d'information et d'échange sur ces questions que l'association Étudiants et développement a été créée en 1994.
Étudiants et développement est le réseau des associations étudiantes de solidarité internationale. Il rassemble des associations de jeunes et d'étudiants oeuvrant pour la solidarité internationale, tant travers des projets au Sud qu'au travers des actions d'éducation au développement. La mise en réseau permet aux porteurs de projets de mettre en lumière leur engagement dans la solidarité internationale et de faire entendre leur conception du développement et des relations Nord/Sud. Elle facilite également la sensibilisation du public étudiant aux problématiques de solidarité internationale, la circulation d'informations pratiques entre associations étudiantes de solidarité internationale, et le tissage de liens originaux entre jeunes engagés.
Cette mise en réseau et ces dynamiques ne s'arrêtent pas nos frontières. Jeunes et étudiants de tous horizons (Nord, Sud, Est, Ouest) doivent travailler ensemble à la mise en place de projets communs ainsi qu'à l'élaboration d'une réflexion commune. Les liens développés par Étudiants et développement et les associations du réseau avec des organisations de jeunes du Sud nous permettent d'aller collectivement plus loin dans cette construction de dynamiques communes.
http://www.etudiantsetdeveloppement.org/
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Jeunes porteurs de projets : "300 pistes" de financement
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Luis Pelicano, président de l'association Projaide, répond aux questions du journal Nord Eclair au sujet du lancement du site projaide.fr. Ce site vise à aider les jeunes qui ont un projet en rassemblant un grand nombre de structures d'accompagnement et près de 300 pistes de financement de projets. Dès l'âge de 11 ans, on peut lancer un projet, même si les aides sont plus nombreuses pour les 16-30 ans. Et on ne sait pas forcément où se diriger. Organisé par thèmes de projets (musique, culturel, international…), les jeunes peuvent ainsi retrouver sur un seul et même lieu une multitude d'informations et d'aides qui les aideront dans l'élaboration de leur projet. Ces projets sont d'ailleurs souvent tournés vers l'international ou la solidarité locale. Alors que les aides en général sont à la baisse, les financeurs aident davantage les projets à caractère économique (création d'entreprise). Le site est plutôt positionné sur l'initiative personnelle mais pourrait proposer prochainement de l'information quant aux étapes préalables à la création d'entreprise. http://www.nordeclair.fr Source : Article signé Bérangère Barret - Nord Eclair – 23/05/2011 http://home.projaide.fr
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Développer la culture de l'entreprise pendant la scolarité
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L'Institut Montaigne, en partenariat avec la revue Challenges, propose une série de vidéos de personnalités issues du monde entrepreneurial. Dans cette vidéo, Aziz Senni, président du conseil de surveillance de la BAC (Business angel des cités) et président d'ATA (Alliance transport et accompagnement), donne son point de vue sur le développement de la sensibilisation à l'esprit d'entrepreneuriat pendant la scolarité. http://www.institutmontaigne.org Source : Montaigne TV - 23/05/2011
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Veuillez trouver dans ce qui suit une offre de formation et de séminaire pour développer des projets européens ou approfondir une thématique dans le cadre du Programme européen "Jeunesse en Action". Il vous suffit de vous inscrire en ligne directement.
"BiTriMulti" :
Vous débuter dans les échanges de jeunes, inscrivez-vous à cette formation qui
vous mettra concrètement dans la situation de porteur de projet avec d'autres
partenaires européens.
BTM en Pologne, du 14 au 18 septembre 2011.
http://www.salto-youth.net/find-a-training/2048.html
Date limite d'inscription : le 10 juin 2011.
"Youth Exchange : faciliting the process of communication in English"
Vous souhaitez améliorer votre anglais et vous doter de nouveaux outils et
compétences pour mener vos projets d''échange de jeunes au mieux. Let's go !
Stage de déblocage linguistique au Royaume Uni, du 3 au 8 mai 2011.
http://www.salto-youth.net/tools/training/find-a-training/2001.html
Date limite d'inscription : le 20 mars 2011.
"Intercultural Learning in European Youth Work"
Ce séminaire propose de traiter et d'échanger sur les questions de politiques
de jeunesse, le travail de jeunesse et l'apprentissage interculturel.
Pensez-y !
Interltural Learning en Allemagne, du 30 ami au 2 juin 2011.
http://www.salto-youth.net/find-a-training/2051.html
Date limite d'inscription : le 29 avril 2011.
Vous trouverez bien d'autres thématiques et formations sur notre site :
www.jeunesseenaction.fr ou suivant le site des centres ressources SALTO :
http://www.salto-youth.net/tools/training/find-a-training/
Cordialement.
Flora YOUAN
http://injep.info/form/actions-collectives/?d66f5b098722b24fd292 |
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Le projet "Campus vert" incite chaque université du réseau à développer des initiatives leur permettant d'acquérir ce label témoignant de leur engagement pour le développement durable.Depuis le 1er janvier 2011, l'Université Paris Ouest s'est lancée dans le projet "Campus Vert", dans le cadre d'une démarche de développement durable définie par la conférence des Présidents d'Université. http://www.u-paris10.fr/1300122596838/0/fiche___actualite/&RH=ACTUALITE.
Le projet "Campus vert" incite chaque université du réseau à développer des initiatives leur permettant d'acquérir ce label témoignant de leur engagement pour le développement durable.
La réalité du développement durable doit se traduire par des initiatives concrètes débouchant sur des résultats visibles comme le projet "Campus vert" qui incite les établissements d'enseignement supérieur à gérer leur campus dans une approche globale de développement durable. Cette démarche associe, dans une réflexion et une action communes, l'ensemble des usagers de l'Université (enseignants, techniciens et administratifs, étudiants, gestionnaires du campus, intervenants extérieurs), ainsi que ses partenaires (État, collectivités, entreprises, société civile).
Le projet comporte deux volets : le canevas qui accompagne l'établissement dans la définition et la mise en œuvre de sa démarche et le référentiel qui est un document d'évaluation et de synthèse regroupant l'ensemble des données relatives à la formalisation de la démarche.
• Le canevas
Le canevas définit et guide la mise en œuvre de la politique de développement durable de l'établissement, en référence notamment aux Agendas 21. Ce canevas, adapté à la réalité de chaque établissement, comporte plusieurs volets qui seront évalués dans le référentiel :
- Achat, consommation et production durables : développer l'information sur les qualités écologiques des produits; inciter à acheter et consommer durable; se référer à un guide des achats responsables; intégrer des indicateurs sociaux et environnementaux dans les clauses des marchés; réduire la production de déchets et veiller à leur recyclage.
- Éducation, formation et information : adapter et renforcer les dispositifs d'éducation, de formation et d'information dans les domaines clés du développement durable; améliorer l’offre de formation tout au long de la vie et faciliter son accès; renforcer les liens avec les autres structures de formation (collectivités, CNFPT,…); développer la formation des décideurs publics et privés.
- Énergies et technologies vertes : appliquer une politique pluriannuelle de maîtrise énergétique; développer une politique de bâti durable et intégrer au cahier des charges des critères environnementaux et d'efficience énergétique des bâtiments; favoriser le mix énergétique; prendre en compte la maîtrise des flux (matière, énergie, eau, transport, ...).
- Transport et mobilité : Viser la neutralité carbone dans le cadre des déplacements liés aux activités d’enseignement , de recherche et de gestion de l'établissement grâce aux cours à distance, à l'e-learning, aux visio-conférences,…; développer les plans de déplacements domicile - campus favorisant les transports en commun et les circulations à faible consommation énergétique (circulation douce, voies vertes, …).
- Conservation et gestion durable des ressources naturelles et de la biodiversité : limiter les consommations d'eau des bâtiments comme des espaces verts; gérer les espaces verts de manière écologique et sans pesticides; inventorier et renforcer la biodiversité des espaces verts; sensibiliser les usagers du campus aux opérations se rapportant aux espaces verts et à la biodiversité.
- Inclusion sociale et solidarité : faciliter l'embauche des personnes handicapées; s'assurer du niveau de revenu des étudiants ainsi que de leur santé physique et morale; sensibiliser les acteurs du campus aux différents handicaps; favoriser la diversité et la parité au sein du personnel; valoriser les compétences et favoriser la formation professionnelle du personnel.
- Intégration de l'Université dans son territoire d'implantation : mettre les compétences touchant à la formation et à l'information au service des citoyens, professionnels et décideurs; développer les relations avec les collectivités, participer à des diagnostics partagés sur la base de référentiels communs, contribuer à la mise en place des démarches territoriales; engager l'établissement vis-à-vis du développement économique, social et culturel de son territoire.
- Recherches et développement sur le développement durable : renforcer la transversalité des projets et la transdisciplinarité des équipes, des réseaux et des partenariats; créer des centres de ressources; valoriser les résultats des recherches et améliorer les transferts de connaissances.
• Le référentiel commun
Le référentiel commun est l'outil de pilotage pour évaluer la mise en œuvre de la politique de développement durable au sein de chaque établissement et, plus précisément de :
- faire un état des lieux pour analyser et diagnostiquer ses points forts et ses points faibles ;
- définir sa stratégie de développement durable en cohérence avec sa politique générale ;
- élaborer et mettre en œuvre son plan d'action;
- évaluer et développer un processus d'amélioration continu et de progrès.
Chaque établissement peut ainsi mesurer son niveau de performance, réaliser une synthèse des résultats et prendre les décisions nécessaires au regard de sa stratégie de développement durable qui doit viser une amélioration continue de sa performance au fil du temps et notamment :
- évaluer la performance au regard des lois, règles, normes, initiatives volontaires …
- mieux dialoguer avec les parties prenantes et contribuer à l'amélioration des processus au sein de l'établissement et en périphérie de l'établissement.
La réalisation d'une démarche "Campus vert" passe par la mise en place d'un comité de pilotage composé d'un président, de représentants des diverses catégories de personnels, d'étudiants, ainsi que de partenaires extérieurs, au premier rang desquels les collectivités. La réussite de la démarche passe également par l'attribution de moyens et une participation effective des usagers du campus à ce projet, afin que l'on assiste à une réelle mise en œuvre de la démarche accompagnée des processus d'évaluation indispensables. |
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Nous traversons, nous dit l’économiste Jean Gadrey dans son dernier livre,« la première crise socio-écologique du capitalisme financier et boursier, la première où la raréfaction des ressources et les dégâts écologiques ont eu une influence sur le plongeon économique » (Gadrey, 2010 : 152). Écologiquement parlant, la planète est en état de survie. Parmi les risques environnementaux d’envergure planétaire mentionnons le réchauffement accéléré de la planète dû à la consommation élevée d’énergies fossiles ; la menace qui pèse sur la biodiversité due au modèle de développement qui ne prend pas en compte l’équilibre des écosystèmes et, finalement, les diverses formes de pollution. Transférer le mode de vie des populations actuellement riches à l’échelle de la planète est insoutenable et l’action à entreprendre implique une intervention à l’échelle mondiale pour prendre en compte le cycle de vie de nos productions et l’empreinte écologique de notre consommation. Mais Copenhague en 2009 a échoué et Cancun en 2010 a réussi mais sans rien décider au plan opérationnel. La transformation écologique de l’économie est un enjeu mondial qui rejoint aussi les réalités du Québec des régions et qui questionne notre mode de production et de consommation. La mobilisation autour du gaz de schiste en est le dernier témoin. Tentons de mettre en perspective ce que nous nommons, en pesant bien nos mots, une urgence écologique [ 1].
Navigation rapide
- 1. Une planète en péril : la dérive écologique enfonce la société dans la crise, p1
- Les crises se télescopent : désastre annoncé, p1
- Des échéances qui peuvent être fatales, p1
- La première crise socio-écologique du capitalisme financier, p1
- Le Québec ne fait pas exception : il est dans le giron de la tourmente, p1
- 2. Aller vers une transformation écologique de l’économie, p1
- 2.1. Des alternatives concrètes, p1
- 2.2. Des orientations pour passer au vert, p1
- Changer de cap, l’injonction morale du PNUE, p1
- Une option parmi d’autres : miser sur un secteur non-capitaliste sous contrôle démocratique, p1
- Imposer l’urgence écologique dans le débat politique, p1
1. Une planète en péril : la dérive écologique enfonce la société dans la crise
La réflexion sociopolitique d’aujourd’hui s’interroge désormais sur la nature globale de la crise dont le déclencheur a été la politique de prêts hypothécaires à haut risque (subprimes) des banques américaines en 2008. Car on ne saurait se satisfaire d’un trop court diagnostic qui considère la crise de 2008 comme étant seulement financière (le crédit débridé) et économique (déstabilisation des entreprises, montée du travail précaire et chute de l’emploi). Il faut pousser plus loin et considérer que la crise est globale sans être totale (puisque certains pays, les émergents notamment, s’en tirent nettement mieux que la majorité) : économique à coup sûr, sociale par la montée des inégalités mais aussi, et à la même hauteur, écologique (alimentaire, énergétique et climatique). Crise de l’emploi et crise du climat vont aujourd’hui de pair. Il y a de petites crises et de grandes crises. Celle-ci est une grande crise parce qu’à la crise de l’emploi s’est superposée la question écologique avec ce qu’elle induit de crises alimentaires à répétition, de crises énergétiques récurrentes (prix du pétrole) et de crise du climat (réchauffement climatique) laquelle devient chaque année de plus en plus tangible (inondations, sécheresses…).
Les crises se télescopent : désastre annoncé
Précisons : le changement climatique, la crise alimentaire et la crise énergétique se télescopent et se combinent à cette crise financière que peu de monde avait vu venir. Et peu à peu on prend conscience qu’avec le réchauffement climatique sont également venus la réduction de la biodiversité, le trop plein d’azote dans l’atmosphère causé principalement par une agriculture productiviste, l’acidification des océans, la dégradation des forêts, la diminution des terres cultivables, la pénurie mondiale d’eau douce…D’où la fracture de plus en plus nette entre la création de richesses au plan économique et le progrès social et écologique. Question centrale qui en condense plusieurs : quelle sera l’ampleur du réchauffement au 21ième siècle ? 2, 3, 4, 5, 6 degrés C ? Ainsi les chocs majeurs liés au réchauffement de la planète peuvent se résumer ainsi si on augmente au delà de 2 degrés : productivité agricole réduite (sécheresses, inondations…), insécurité aggravée de l’accès à l’eau potable, inondations côtières et risques sanitaires accrus. À l’échelle mondiale, dans le premier cas, cela induit plus de 600 millions de mal-nourris de plus ; dans le second, le stress hydrique affecte plus de 1,8 millions d’habitants ; dans le 3e cas 300 millions de réfugiés et dans le 4e cas de 220 à 400 millions de personnes exposées au paludisme (malaria), au choléra, etc. (Houée, 2009 : 204-2005).
Le groupe intergouvernemental d’études sur l’évolution du climat (GIEC) n’a pas été jusqu’à répondre au delà de 2 ou 3 degrés, tant à ce niveau, les choses apparaissent déjà redoutables. Ce groupe d’experts internationaux [2] s’entend pour dire que 2 degrés est un plafond et que pour respecter ce plafond, cela suppose que les pays industrialisés du Nord réduisent de 30% d’ici 10 ans leurs émissions de CO2. On déduit alors que les modifications dans l’économie de ces pays sont des modifications de grande envergure, fondamentales même. [3]
Crise alimentaire - Le délabrement
| … tout un chacun s’accorde pour souligner que la hausse très prononcée des prix d’une foule de produits de première nécessité a dopé la colère de millions et de millions de personnes qui consacrent déjà plus de 50 % de leurs revenus à la nourriture. Dans la foulée de ces manifestations, voilà que la Banque mondiale vient de communiquer des chiffres laissant présager une nouvelle saison des émeutes de la faim ici et là dans le monde. Selon les calculs de cette institution, la hausse des coûts entre juin et décembre dernier a fait sombrer 44 millions de personnes dans l’extrême pauvreté, soit des gens qui vivent avec moins de 1,25 $ par jour. Cette nouvelle cohorte a hissé à 1,2 milliard le nombre total de damnés de la faim. Ce n’est pas tout. La vague de redressements de la valeur des matières premières ne faiblissant pas, l’inventaire du macabre est appelé à grossir à court terme. Ce n’est pas tout. Climatologues, environnementalistes et géographes anticipent un été aussi adverse à l’agriculture que le fut celui de 2010. À l’origine de la récente série d’augmentations, on trouve la sécheresse et les inondations en Argentine, au Canada, en Russie, en Ukraine, en France, en Australie et chez d’autres gros producteurs de céréales, sans oublier les intempéries observées en Inde et au Pakistan, qui ont pourri des millions d’hectares de rizières…. Aux périls provoqués par le délabrement climatique s’en est ajouté un autre, celui-là aussi vieux que la monnaie : la spéculation. Le maintien des taux d’intérêt à de bas niveaux combiné à la volatilité des Bourses en septembre et octobre a favorisé un afflux de capitaux vers la Bourse de Chicago, la Bourse des contrats à terme, la Bourse agricole par excellence. Quoi d’autre ? Les fonds spéculatifs se sont eux aussi introduits dans le jeu. Source : Serge Truffaut, Le Devoir, 17 février 2011
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La pollution des océans : un deuxième « continent » de plastique découvert dans l’Atlantique
| On connaissait le « Great Eastern Pacific garbage patch », la poubelle en mer qui offre une grande concentration de déchets plastiques (découvert en 1997). En 2010, on vient de découvrir une formation du même type dans l’Atlantique. Comme sa jumelle elle couvre l’équivalent du Texas et se situe à 1000 kilomètres des côtes américaines à la hauteur d’Atlanta (Georgie). La densité moyenne est de 200,000 fragments par kilomètre carré qui s’accumulent sur 10 mètres de profondeur. On sait que cette pollution a des effets néfastes sur la faune marine, laquelle pollution pourrait remonter la chaine alimentaire jusqu’à l’homme d’affirmer le journal Le Monde dans son Bilan Planète de 2010. Mentionnons que la grande résistance du plastique le rend quasi impossible à dégrader. Source : extraits de Gaëlle Dupont, Le Monde, Bilan Planète 2010, p.62.
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Gaz de schiste : l’extraction de cette ressource fossile à l’échelle nationale et internationale pourrait s’avérer une grave source de pollution
| « Les gaz de schiste sont au gaz ce que les sables bitumineux canadiens sont au pétrole : de nouvelles ressources en quantités énormes mais dont l’extraction présente un lourd enjeu environnemental » affirme le journal Le Monde dans son bilan Planète de 2010. Ces ressources représentent cinq fois plus que le gaz conventionnel. L’Agence internationale de l’énergie estime qu’un tiers se trouve en Asie-Pacifique (Chine, Asie centrale, Australie…) et un quart en Amérique du Nord. Cette ruée gagne aussi l’Europe…Les gaz de schiste vont sans nul doute faire l’objet dans les années qui viennent d’une compétition sans merci de conclure le journal. Source : extraits de B. D’Armagnac et J-M Bézar, Le Monde, Bilan Planète 2010, p. 76.
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Des échéances qui peuvent être fatales
De plus, désormais certaines échéances peuvent être fatales étant donné les croisements de l’échéance climatique liée au seuil de réchauffement de la planète, de l’échéance énergétique liée à l’épuisement des ressources pétrolières (et de sa gestion spéculative) et de l’échéance alimentaire liée à la remise au marché de la fixation des prix qui montent en flèche. Le tout sur fond de scène d’une montée des inégalités qui consacre et perpétue la fracture entre le Nord et le Sud. Le monde dans lequel nous vivons est ainsi devenu plus instable et plus imprévisible. La planète est engagée dans une crise écologique telle que l’urgence est à la porte et l’interdépendance des nations, des populations, des mouvements s’est, du coup, haussée de plusieurs crans surtout au Sud. La rencontre de Copenhague fin 2009 a marqué les esprits par l’échec des gouvernements et des institutions internationales à répondre à cette urgence.
La première crise socio-écologique du capitalisme financier
Nous assistons donc, nous dit l’économiste Jean Gadrey, « à la première crise socio-écologique du capitalisme financier et boursier, la première où la raréfaction des ressources et les dégâts écologiques ont eu une influence sur le plongeon économique » (Gadrey, 2010 : 152). On peut ajouter que la probabilité d’un rôle plus déterminant encore des facteurs écologiques sera au rendez-vous dans l’avenir. La question devient alors : peut-on laisser le système financier en l’état ? Peut-on laisser les grands actionnaires dicter leurs quatre volontés par leur politique du gain à court terme ? Peut-on laisser le commerce mondial développer des échanges aussi peu écologiques en matière de transport de marchandises ? Va-t-on laisser courir le recours systématique au crédit, la publicité sans contraintes, l’emprise des marques et surtout la pression au renouvellement constant des biens que nous possédons, bref le consumérisme croissant qui a fait prendre nos désirs pour des besoins et le futile pour de l’utile ? Va-t-on tolérer encore longtemps les États qui ont des politiques de laisser-faire face à l’intensification de l’exploitation des ressources naturelles et notamment des ressources énergétiques fossiles (la dernière en liste, le gaz de schiste), l’exploitation intensive de terres agricoles à des fins énergétiques, ce qui menace la biodiversité (les biocarburants), l’utilisation des terres arables à d’autres fins (grands centres d’achat, espaces pour le parc automobile) ? Va-t-on laisser une agriculture productiviste continuer à utiliser massivement des intrants chimiques et des pesticides en polluant les nappes phréatiques et les cours d’eau, à augmenter la distance entre la production agricole à grande échelle et les lieux de transformation et de consommation ? Bref, pour être plus directs encore, allons-nous continuer de rester légers sur la question écologique au nom du maintien de l’emploi dans des secteurs qui seraient à reconvertir ?
Le Québec ne fait pas exception : il est dans le giron de la tourmente
« L’État québécois actuel, disions-nous, en est un qui gère, plutôt que d’avoir une vision du développement économique et social du Québec : l’expérience éolienne le démontre bien et, dans ce cas, on a tout simplement laissé intervenir le secteur privé ; pour le gaz de schiste, c’est tout à fait cela, probablement en pire » [4]. En matière d’énergie au Québec, les contradictions s’additionnent. « D’un côté, on nous promet de réduire la place du pétrole et les émissions de gaz à effet de serre par une utilisation accrue de l’électricité dans les transports ; de l’autre, on maintient l’idée d’augmenter les tarifs d’électricité et d’exploiter le gaz de schiste et le pétrole. Cherchez l’erreur ! » (J-R Sansfaçon, journal Le Devoir, 23 février 2011).
En fait le gouvernement du Québec a une politique schizophrénique. Une politique d’énergies vertes dont il se vante partout au plan international mais pas de politique de l’or noir (pétrole, gaz traditionnel et gaz de schiste) [5]. Il a une politique des énergies vertes qui lui a valu d’être encensé un moment par les groupes écologiques qui ont assez vite déchantés en même temps que les coopératives et les municipalités qui ont vu le gouvernement avoir un parti-pris dont le fondement réside dans une option aveugle et inconditionnel en faveur de l’entreprise privée. La coopérative Val-Éo au Saguenay est pour le moment une heureuse exception. Ni débat sur le contrôle de ces ressources par l’État québécois, ni débat sur l’opportunité ou non d’exploiter le gaz de schiste. Les deux questions sont d’ailleurs indissociables : récupérer ces ressources des mains des multinationales ne résout pas la question de savoir si nous allons poursuivre leur exploitation ou pas et avec quel objectif ? Comment se sortir de ce dilemme ?
2. Aller vers une transformation écologique de l’économie
D’abord plusieurs mouvements se sont mis au vert, notamment un certain nombre de coopératives qui mettent en valeur la biomasse forestière pour le chauffage d’établissements publics ou qui font naître des filières d’activités économiques d’avant-garde dans des secteurs comme la bioénergie, l’éolien, l’agroalimentaire biologique, le récréo-tourisme. Exemple parmi d’autres de ce que peuvent faire des mouvements issus des communautés locales. Mais ensuite, plus largement, cela signifie de la part des pouvoirs publics de rediriger une partie de l’argent public et de l’argent privé vers une économie verte ; de soutenir la relocalisation de certaines activités économiques ; de développer une fiscalité nouvelle (taxes « kilométriques ») sur les transports… ; de miser sur les énergies renouvelables par des entreprises sous contrôle démocratique et à lucrativité limitée ; de favoriser la diminution de la consommation énergétique de l’industrie, de l’agriculture, de l’habitat, du transport par des mesures incitatives fortes, voire contraignantes ; de forcer les entreprises du secteur privé à assumer ses responsabilités sociales et écologiques. Bref, oser retirer des territoires d’expansion et de profits à des multinationales dont la seule préoccupation est le profit maximum. Voyons de plus près la chose.
2.1. Des alternatives concrètes
Nous prenons à témoin l’expérience des coopératives forestières comme révélateur de la mise en branle d’une lutte pour l’indépendance énergétique de communautés locales de même que de la lutte contre la déforestation à l’échelle du Québec sous la gouverne de la Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF) qui a mis cette question à l’ordre du jour depuis quelques années.
Les coopératives forestières en action : un bilan écologique positif en perspective
| La Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF) regroupe 38 coopératives de travailleurs du secteur forestier. Ces coopératives emploient plus de 3000 personnes et réalisent un chiffre d’affaires annuel de près de 225 millions de dollars. Elles sont engagées dans tous les secteurs de l’industrie : production de plants en pépinière, sylviculture, récolte et transformation. Fortes de leur expertise, les coopératives développent de nouvelles activités, dont l’utilisation de produits forestiers non ligneux et de la biomasse forestière à des fins énergétiques. La biomasse forestière est constituée de tous les végétaux d’une forêt : arbres, plantes, arbustes et feuillages. Sur le plan énergétique, toutefois, les différents intervenants s’intéressent surtout aux résidus de coupe forestière qui sont habituellement laissés en forêt lors de la récolte du bois à valeur commerciale. Parfois aussi, on produit de la biomasse en plantant des arbres à croissance rapide (peupliers ou saules) qui seront récoltés quelques années plus tard. En vertu de ses propriétés physiques, la biomasse forestière peut remplacer les combustibles fossilescar cette dernière est considérée comme neutre en carbone et son utilisation en tant que source d’énergie permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).
Les coopératives forestières et leurs partenaires (communautés autochtones, organismes municipaux qui gèrent des forêts, etc.) ont obtenu récemment l’attribution de 30 % du volume (plusieurs dizaines de milliers de tonnes) de biomasse forestière en provenance des forêts publiques du Québec. Parallèlement, depuis trois ans, la FQCF déploie une stratégie afin de chauffer les bâtiments institutionnels à l’aide de la biomasse forestière. En 2007, la FQCF a présenté au gouvernement et à l’Agence de l’efficacité énergétique, un projet de valorisation de la biomasse forestière visant la maximisation des retombées économiques pour les régions du Québec. D’ici 2012, l’organisme souhaite réaliser de 350 à 400 projets de chaufferie, créer 920 emplois, en plus de consolider les emplois actuels dans les coopératives forestières. Déjà, une douzaine de coopératives sont engagées dans des projets avec leurs établissements locaux. La première chaufferie conçue pour être alimentée à la biomasse forestière a d’ailleurs été inaugurée à l’hôpital d’Amqui, en Gaspésie, fin 2009. Le développement de cette filière permettra non seulement d’améliorer le bilan écologique, mais aussi de consolider les collectivités locales, car les retombées des activités économiques des coopératives y sont entièrement réinvesties, contrairement aux profits des multinationales. (Source : Cahier spécial du journal Le Devoir, 11 et 12 septembre 2010, à l’occasion de la conférence internationale du mouvement coopératif à Lévis.)
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Il y a l’enjeu forestier et celui des énergies renouvelables. L’effort d’une dizaine de projets de coopératives en énergies renouvelables ne sait pas avéré tout à fait vain puisqu’un d’entre eux a franchi le cap en étant reconnu par Hydro-Québec dans son appel d’offres de 2010. Premier pas dans la bonne direction de ce côté-là. Le gouvernement se traînant les pieds dans ce dossier, les projets vont peut-être malgré tout bénéficier d’un effet de levier de la coopérative Val-Éo !
L’expérience de la coopérative d’énergies renouvelables, Val-Éo au Saguenay
| Le projet de la coopérative Val-Éo, projet de 24MW, déposé dans le cadre de l’appel d’offres éolien d’Hydro-Québec, fait partie des projets retenus. Cette bonne nouvelle couronne 5 ans d’efforts et des investissements de plus de 450 000 $ consentis par les agriculteurs et la communauté pour le développement du projet. Val-Éo est fier d’avoir élaboré un modèle novateur de gestion locale de la ressource éolienne, permettant d’assurer un maximum de retombées dans la communauté. Selon le scénario actuel, la construction du parc éolien Val-Éo pourrait se faire en 2015. Le parc éolien Val-Éo aura la capacité de produire 65 000 MWh, soit suffisamment d’énergie pour alimenter plus de 2 000 maisons chauffées à l’électricité. Fondée en 2006, Val-Éo est composé d’une société en commandite et d’une coopérative regroupant 60 fermes ainsi que des municipalités et organisations de la communauté. Source : la coopérative d’édition Oikos
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Sans compter, il va sans dire, la mobilisation citoyenne contre le gaz de schiste qui s’est pointée le nez depuis l’été 2010 dans toute la Vallée du Saint-Laurent.
Mobilisation contre le gaz de schiste au Québec : le début de quelque chose d’inédit et de majeur
| Le Comité interrégional Gaz de Schiste de la Vallée du Saint-Laurent, par son site, a pour but d’aider les regroupements locaux et les citoyens qui s’interrogent et se mobilisent face à l’exploration et l’exploitation de gaz de schiste (shale gas). Les questions s’articulent principalement autour des thèmes suivants : la protection de l’environnement (l’eau, l’air, la terre, la faune, la flore et le paysage) ; les impacts économiques directs et indirects pour les communautés locales et les contribuables québécois ; la réglementation en vigueur et à venir ; la sécurité et la santé des citoyens et citoyennes.
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2.2. Des orientations pour passer au vert
Se mettre au vert, passer à une économie écologique. Oui mais ! Cela suppose qu’on se pose les deux questions suivantes : Quels secteurs faire croître ? Quels secteurs faire décroître ? La réponse n’est pas facile. Beaucoup d’emplois sont en jeu et la conversion écologique de l’économie doit s’accompagner d’une démarche de justice sociale pour les travailleurs et les agriculteurs concernés. Politiquement parlant les questions deviennent celles-ci : a) allons-nous en priorité continuer à construire des autoroutes pour satisfaire les impératifs du parc automobile et du transport par camion ou favoriser le transport collectif (trains de banlieue, autobus électriques…) ? ; b) allons-nous privilégier une agriculture industriellement intensive et centrée sur l’exportation qui induit par exemple des coûts énormes de transport (l’agneau néozélandais fait 20,000 kilomètres pour se rendre à notre table) ou financer sa reconversion et soutenir une agriculture de proximité écologiquement intensive ? Et ainsi de suite ! Plusieurs mouvements ont donc commencé à s’engager dans cette bataille. Ils ont commencé à se mettre au vert et au développement durable et solidaire des territoires mais rien décela ne relève de l’évidence chez leurs membres. Travail de longue haleine et débat collectif bien argumenté à l’horizon !
Les Nations unies appellent au verdissement de l’économie mondiale
Changement de paradigme. Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) suggère à ses pays membres, dont le Canada fait partie, de revoir en profondeur leurs systèmes de subventions et de taxation afin d’encourager une croissance économique et une lutte contre la pauvreté en mettant leur économie sous le signe du vert. L’organisme cible d’ailleurs 10 secteurs clefs (agriculture, énergie, transport, foresterie, construction...) et estime qu’une allocation « plus intelligente » de 2 % à peine du produit intérieur brut (PIB) mondial serait nécessaire afin d’enrayer l’utilisation non durable des ressources naturelles sans nuire pour autant au développement économique et social. Avec un appel au transfert d’argent de l’ordre de 1300 milliards de dollars (soit 2 % du PIB mondial), de l’économie dite brune à l’économie dite verte, le défi est important, reconnaît le PNUE qui assure toutefois qu’une telle transition va dégager « des revenus par habitant supérieurs à ceux des modèles économiques actuels et va réduire l’empreinte écologique de près de 50 %» dans les quarante prochaines années. Source : Le Devoir , 21 février 2011. Rapport du PNUE rendu public en février 2011.
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Changer de cap, l’injonction morale du PNUE
C’est une véritable injonction morale que cet énoncé du PNUE : changeons de paradigme ! Ce qui veut dire éco-fiscalité, éco-bâtiment, forêt de proximité, agriculture écologiquement intensive, énergies renouvelables plutôt qu’énergies fossiles (pétrole et gaz de schiste), promotion combative de la « biodiversité économique » (Scalvini, 2010), refus des Walmart de ce monde (comme certaines communautés l’ont déjà fait), contrôle des ressources naturelles par les communautés, leurs municipalités et l’État (plutôt que des Malartic de ce monde rejetés par des communautés comme Saint-Camille récemment), généralisation des coopératives multi-activités – en tant que services de proximité - sur tout le territoire québécois, etc.
Une option parmi d’autres : miser sur un secteur non-capitaliste sous contrôle démocratique
Il faut sortir de la crise écologique que nous traversons. Un siècle d’énergies à bas prix, de transports à peu de frais, de ressources naturelles en abondance, de pays du Sud colonisés puis mis sous ajustement structurel. Ce capitalisme productiviste nous conduit aujourd’hui à l’affaiblissement considérable de la coopération internationale initiée par Rio 1992 et Kyoto 1997 parce que les deux plus grands pollueurs de la planète, les Etats-Unis et la Chine ont refusé à Copenhague fin 2009 de se soumettre à un ensemble de règles supranationales (Godard, 2010). À cet effet, il est impératif de faire progresser prioritairement les entreprises sous contrôle démocratique dans tous les sphères possibles partant de l’idée qu’elles ne sont pas branchées, comme les entreprises du secteur privé, sur la seule recherche de rendement maximum pour des actionnaires, mais plutôt, en tant que secteur non-capitaliste, sur la double perspective d’une lucrativité limitée et de l’utilité sociale. Surtout que l’économie dominante a changé de régime, particulièrement à partir des années 1980, en réussissant à imposer « sa logique mortifère qui a généré une crise économique majeure et une crise écologique d’ampleur historique » (Kempf, 2008). L’écologie est ainsi devenue, une proposition incontournable, un volet majeur de toute action collective des mouvements sociaux sans exclusive et de tout parti politique qui se respecte.
Imposer l’urgence écologique dans le débat politique
De façon plus générale, la question écologique va progressivement s’imposer dans le débat démocratique ici comme au plan international. Intégrer notamment les questions de climat et de biodiversité dans les décisions économiques, politiques et sociales est devenu incontournable. L’écologie n’est pas une force d’appoint mais une proposition sociale et politique centrale intimement liée à la résolution de la crise économique et sociale. Dès maintenant, des alternatives sont déjà là dans des centaines d’expériences locales concrètes qui répondent à la crise écologique. Il faut cependant les coupler avec une alternative globale portée par des organisations sociales et des partis politiques qui ont suffisamment de vision, d’ouverture aux autres, de force de proposition et de leadership pour favoriser des mises en réseau à toutes les échelles (locale, nationale et internationale).
Pour en savoir plus
Favreau, L. (2010), « Dérive écologique : le capitalisme enfonce nos sociétés dans la crise ». Carnet (article paru dans Le Devoir)
Gadrey, J. (2010), Adieu à la croissance. Bien vivre dans un monde solidaire, Éd. Les petits matins, Paris.
Godard, O. (2010), « Y a-t-il une vie après Copenhague ? », Alternatives économiques, numéro 288, février 2010.
Houée, P. (2009), Repères pour un développement humain et solidaire, Éd. De l’Atelier, Paris.
Kempf, H. (2009), Pour sauver la planète, sortez du capitalisme, Seuil, Paris.
Lipietz, A. (2009), Face à la crise : l’urgence écologiste, Ed. Textuel, Paris.
Scalvini, F. (2010). « Face à la crise, l’importance de biodiversité économique ». Texte de conférence, Lévis 2010. Disponible sur le site suivant : http://www.projetdesociete.coop/
[1] Ce que vient de mettre en relief, à leur manière, un groupe de personnalités qui remettent carrément en question la politique énergétique du gouvernement Charest l’accusant de soutenir systématiquement la privatisation de la production éolienne, les droits d’exploitation du gaz de schiste, la cession des droits publics sur le pétrole, etc. (L.-G. Francoeur, Le Devoir, 4 mars 2011).
[2] Ce groupe d’experts a été créé par deux organismes de l’ONU, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Prix Nobel de la paix en 2007 (conjointement avec Al Gore). Son premier rapport d’importance date de 1990. Ses travaux servent de référence dans le cadre des négociations internationales sur le gaz à effet de serre. Ses publications proposent une synthèse des connaissances scientifiques, tout à la fois sur les points de consensus (ou de certitude) et sur les points de débat (ou d’incertitudes) rattachés aux résultats.
[3] Pour l’instant, après l’échec corrosif des négociations internationales de Copenhague (2009) mais la relative réussite de Cancun (2010), il n’y a encore aucune référence à une période de départ et à des échéances précises au plan international pour enclencher le processus de freinage du réchauffement de la planète. Le futur proche est laissé à des engagements nationaux forcément à géométrie variable.
[4] Propos de Louis Favreau recueillis par R.Harvey, cahier spécial du journal Le Devoir, 11 septembre 2010.
[5] Francoeur, L.-G. (2011), Québec- Charest au pays de l’or noir, Le Devoir, 19-20 février 2011.
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Depuis plusieurs mois une dynamique a été lancée au niveau national et sur de nombreux territoires, par les acteurs de l’économie sociale et solidaire autour du labo de l’ESS pour permettre au secteur de s’organiser, de franchir une étape dans sa (re)connaissance et de peser dans le débat public. Elle débouchera sur la tenue d’États généraux du 17 au 19 juin au Palais Brogniart, à Paris. Entre temps, la mobilisation prend la forme d’une démarche participative qui s’est concrétisée notamment par le lancement fin janvier d’une plateforme collaborative.
Cette plateforme présente les grandes étapes des États généraux et ses actions phares : cahiers d’espérances, manifestations régionales et locales... Elle va permettre à chacun (individu, groupe, association, région, tête de réseau…..) de partager ses propositions autour de l’économie sociale et solidaire, de contribuer aux cahiers d’espérances, d’organiser les groupes de travail qui se réunissent pendant 4 mois à travers les territoires.
Ces Cahiers d’espérances ont pour ambition de proposer des voies concrètes vers une autre économie et de montrer par la preuve et par l’exemple, que des solutions existent, qu’elles sont utiles et efficaces. Ils seront ensuite portés auprès de l’opinion et des décideurs tout au long de la prochaine campagne présidentielle. La plateforme propose un cadre et un support méthodologique pour organiser les réponses, la synthèse des contributions.
Pour en savoir plus :
www.pouruneautreeconomie.fr
Rappel du lancement des États généraux de l’ESS
www.lelabo-ess.org |
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Le PIEED est de retour ! http://www.etudiantsetdeveloppement.org/content/le-pieed-est-de-retour
Publié le Mercredi, 16 février, 2011 - 11:35
Dépôt des candidatures: le 6 avril 2011 !
Prix des Initiatives Etudiantes pour l'Education au Développement (PIEED)
Etudiants et Développement, Solidarité Laïque et France Volontaires lancent la deuxième édition du Prix des Initiatives Etudiantes pour l'Education au Développement (PIEED).
Le PIEED distingue des projets étudiants qui contribuent à la Solidarité Internationale par la sensibilisation du monde étudiant à ses enjeux.
5 lauréats seront récompensés en 2010- 2011. Premier prix : 5 000 euros.
Le PIEED, qu’est-ce que c’est ?
L'année universitaire a débuté pleine de nouveaux projets aux quatre coins du réseau et vous êtes nombreux à porter de belles initiatives. C’est pourquoi Etudiants et Développement, en partenariat avec Solidarité Laïque et France Volontaires, lance le PIEED!
Pour que vos projets de solidarité internationale laissent une empreinte,
le PIEED vous donne un coup de main !
A l'occasion du lancement de cette édition le 26 novembre 2010 au Salon de l'Education, les associations lauréates de la première édition (2009-2010), soutenue par Solidarité Laïque, ont reçu leur prix (4 000 euros pour Fanfare Sans Frontières, 3 000 pour Kouakilariv' et 2 000 pour Le Tour du Monde de Théo).
Le PIEED a pour vocation de favoriser le passage d’une action de terrain à une démarche d’Education au Développement, entendue comme un acte fort d’engagement citoyen de la part des porteurs du projet souhaitant restituer leur expérience du terrain et la valoriser.
Le PIEED récompense donc des projets qui défendent les valeurs de la solidarité internationale notamment par la mise en oeuvre d'actions pérennes d'Education au Développement et d'outils adaptés pour sensibiliser, alerter et fédérer un maximum de gens au Nord autour de problématiques relatives aux pays du Sud.
En 2010-2011, 5 projets seront récompensés.
1er prix : 5 000 euros
2è prix : 3 500 euros
3è prix : 2 500 euros
4è prix : 1 500 euros
5è prix : 1 500 euros
Les objectifs du PIEED sont les suivants :
1. Encourager les étudiants à s’engager dans des actions d’éducation au développement,
2. Défendre les valeurs de la solidarité internationale,
3. Soutenir et mettre en valeur l’engagement volontaire et solidaire à l’international,
4. Promouvoir les projets innovants,
5. Diffuser les bonnes pratiques.
Comment ça marche ?
Ce prix s’adresse à toutes les initiatives des associations étudiantes (c'est-à-dire toute association dont le bureau/CA comprend au moins 50% d’étudiants).
Contact : Thibaut VIGNES : pieed@etudiantsetdeveloppement.org
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La Direction Générale de la Cohésion Sociale (DGCS) organise un concours pour promouvoir la création d’entreprises socialement innovantes dans les secteurs du Commerce Équitable et du Commerce Solidaire. Il concerne Toute personne morale ou physique résidant en France métropolitaine, porteuse d’un projet de création d’entreprise, ou Aux entreprises, associations ou fondations, créées depuis le 1er Janvier 2008, et dont l’activité principale, inscrite dans une démarche d’innovation - de contrôler le respect de ces principes à chaque étape du processus de commercialisation ; - d’établir le circuit le plus court et le plus simple entre les producteurs et les consommateurs ; - d’encourager les producteurs à l'autonomie en privilégiant la diversification des débouchés ; - de valoriser les potentiels locaux des producteurs ; - d’utiliser de manière raisonnée les matières premières et les sources d'énergie ; - d’informer le consommateur afin de lui permettre d'effectuer un achat responsable. Seront décernés trois prix, dotés de 5 000 € chacun : Le prix du Commerce Équitable. Celui du Commerce Solidaire. Celui « Coup de Coeur de l’Économie Sociale » Le dossier d’information, le règlement complet et les trois fiches du dossier de candidature sont disponibles ci-dessous :http://www.solidarite.gouv.fr/ -- Vous pouvez relayer cette information en communicant le lien http://www.solidarite.gouv.fr/espaces,770/social,793/dossiers,794/economie-sociale-et-solidaire,1967/concours-ekilibre,12647.html -- Date limite de remise des dossiers : le 9 février 2011 |
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Etudiants et Développement a le plaisir de vous inviter à son premier week end de formation 2010-2011, qui aura lieu à Lyon les 27 et 28 novembre 2010.
Avec le soutien de ACTES, ce week-end se déroulera à l'université Lyon 1 - Domaine Rockfeller (8, avenue Rockefeller - 69373 Lyon)Vous souhaitez monter un projet de solidarité internationale et vous ne savez pas comment vous y prendre ? Votre projet est en cours d’élaboration et vous avez besoin de conseils ? Vous voulez rencontrer les associations de votre région et partager vos expériences ? Vous voulez en savoir plus sur l'éducation au développement ? Si vous vous posez une ou plusieurs de ces questions, alors le week end de formation d'E&D est là pour vous! Ce week end est organisé en deux parcours parallèles, en fonction de vos besoins et de votre expérience dans la solidarité internationale.Pour plus d'informations sur ces parcours, n'hésitez pas à consulter notre programme détaillé en pièce jointe!Vous avez fait votre choix? N'attendez plus et remplissez notre formulaire d'inscription en cliquant ici !Vous pouvez également vous inscrire en nous écrivant à formation@etudiantsetdeveloppement.org.Les repas sont gentiment offerts par E&D !Les frais de transport et d’hébergement sont pris en charge pour les associations membres du réseau !Attention: les places sont limitées et l'inscription est obligatoire! Date limite d'inscription: Mercredi 24 novembre
http://www.etudiantsetdeveloppement.org/node/1929 |
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Ce projet apporte un soutien financier et technique à des projets de développement des pays sources d'immigration, portés par des personnes immigrées en France, qu'elles soient de nationalité étrangère ou ayant acquis la nationalité française. Ce programme est mis en oeuvre en partenariat avec le Forum des organisations de solidarité internationale issues de l'immigration (FORIM). Il comporte une première dotation de 700 000 euros dont les 30 bénéficiaires ont présenté leurs projets, ainsi qu'une deuxième dotation de 725 000 euros, dont l'appel à projets a été lancé. Les lauréats de ce deuxième appel à projets seront annoncés le 16 décembre 2010. http://www.immigration.gouv.fr/spip.php?page=actus&id_rubriq... Source : Communiqué de presse du ministère de l'Intégration - 12/10/2010 |
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